dimanche 2 août 2020

Talat Paşa (Talat Pacha) dans les souvenirs de Hüseyin Cahit Yalçın




Hüseyin Cahit Yalçın, "Talât Pacha", Beyoğlu, 8 octobre 1936, p. 2 :

"En surveillant les alentours et en prenant toutes sortes de précautions, j'allai, un jour, en compagnie de Mahmut, chez le Dr. Sükrü, dont la maison était située derrière Vezneciler.

On nous avait confié, en effet, que Manyasizade Refik et l'un de ses camarades étaient arrivés de Salonique, porteurs de certaines communications.

Le camarade de Manyasizade n'était autre que Talât pacha.

Ce jour-là, il me parut avoir un air soucieux.

Il fut question du comité secret « Union et Progrès » qui venait d'être créé, et dont il s'agissait de calquer l'organisation sur le modèle de celle des comités bulgares.

Deux jours après, Talât pacha quittait Istanbul en décidant de laisser les choses en l'état.

Un vice-président quelconque

Je l'ai revu ensuite le jour de l'ouverture du parlement.

Il fut élu vice-président. Mais il n'attirait pas sur lui l'attention.

C'était, en somme, un vice-président quelconque.

Il n'avait d'ailleurs pas l'occasion de se mettre en évidence parce que le président Ahmed Riza, toujours sur la brèche, conduisait lui-même les débats.

Talât pacha était incapable de prononcer de beaux discours.

La nécessité d'un chef


Dans les premiers jours de la révolution de juillet 1909 [1908], les chefs révolutionnaires se demandaient dans quelles fonctions et comment ils pourraient être utiles à la cause commune. Par principe, il n'y avait pas de chef au comité Union et Progrès. Aucun nom ne devait être mis en vedette. Tout devait se tenir dans le secret le plus absolu. Quiconque s'inscrivait comme membre du parti devait faire abstraction de sa personnalité. Bref, le comité demeurait anonyme.

Mais ceci admissible pour la période préparatoire à la révolution ne pouvant pas durer par la suite.

Il fallait que des personnalités de premier plan se révélassent, que chacun prit ses responsabilités et que les plus capables se missent incontinent à la tête des affaires.

Talât eut vite fait de régler cette situation embrouillée. Sa forte personnalité, son intelligence, la droiture de son caractère le firent admettre dès le début comme chef.

Il fut nommé ministre de l'Intérieur comme étant le membre le plus éminent du comité Union et Progrès, celui en qui on avait les plus grands espoirs.

Une situation difficile

A ce moment, la situation était fort trouble. Les éléments non turcs et surtout les Grecs à la poursuite de la « grande idée » se dressaient comme les ennemis du turquisme. La machine administrative déjà en piteux état s'était complètement arrêtée. L'opposition au parlement attaquait violemment le comité.

La presse, presque à l'unisson, travaillait à abattre le régime. C'est dans ces conditions difficiles que Talât devint ministre de l'Intérieur.

Un public habitué à voir occuper les fauteuils ministériels par des ex-grands-vizirs portant décorations, costumes chamarrés d'or, barbes vénérables, ne pouvait admettre que ce fauteuil fut occupé par un homme ignorant, inexpérimenté. Il considérait cette ascension au pouvoir comme une injure aux traditions.

Aussi, les suppôts de l'ancien régime qui s'étaient tenus cois les premiers jours, par peur, les espions et les parasites du palais, ceux dont les intérêts particuliers avaient été lésés par l'instauration du nouveau régime, profitaient de l'occasion pour s'attaquer au comité en la personne de son ministre de l'Intérieur. C'est pour assouvir leur basse vengeance qu'ils traitaient celui-ci d'ignorant, de brigadier télégraphiste.

Or, Talât avait terminé sa dernière classe de droit et il faisait partie de l'administration des postes comme employé télégraphiste et non comme brigadier.

La démission

Talât pacha tenait tête, cependant, aux assauts. Mais alors que par sa capacité il avait déjoué toutes les intrigues et toutes les manoeuvres montées contre lui, il donna, tout d'un coup et à l'improviste, sa démission.

C'était là un incident inexplicable au point de vue parlementaire, attendu que le parti Union et Progrès avait une forte majorité au parlement et que Talât était son chef incontesté.

Or, la force qui venait de le renverser s'était formée en dehors du parlement.

Le coup venait directement du sein du comité.

Les jalousies, les haines, les opinions différentes s'étaient cristallisées, dans un groupe représenté par le colonel Sadik bey, lequel s'attaquait âprement aux fondements du comité.

Les dissidents argumentaient :

— Nous n'avons pas fondé l'Union et Progrès pour qu'elle s'empare un jour du pouvoir. Le rôle de l'association est celui de rendre des services sans chercher de compensation.

Talât est un collègue de valeur, mais il s'est emparé du pouvoir.

L'opposition faite contre Talât, les propos qui sont tenus affaiblissent le comité. Talât doit se retirer du gouvernement et travailler silencieusement et secrètement au sein du comité pour l'obtention des buts que celui-ci vise. »

Talât, au courant de ces dires, était décidé à quitter le pouvoir. En effet, il n'accordait aucune importance aux hautes fonctions. Il ne pouvait supporter que ses ennemis crussent qu'il tenait à sa fonction de ministre. Il donna sa démission malgré les prières et l'insistance de ses vrais amis.

LA PATRIE EN DANGER

Mais ceci ne l'avait pas empêché de voir le danger que courait maintenant la patrie. Les événements qui s'étaient déroulés après la proclamation de la Constitution avaient démontré à quel point le pays était en proie à une véritable tempête de destruction contre laquelle il n'y avait aucun moyen de défense.

L'intervention des ennemis du dehors, les assauts contre le turquisme, les intrigues et les menées des puissances étrangères, ne visaient qu'à abattre la Turquie.

(Du « Yedigün »)

Hüseyin Cahit YALCIN.

(à suivre)
"


Hüseyin Cahit Yalçın, "Talât Pacha", Beyoğlu, 10 octobre 1936, p. 2 :


"II

Si, à la suite de dissentiments parmi ses membres, le comité « Union et Progrès », seul espoir du turquisme, disparaissait, personne ne pouvait plus nous tirer du gouffre dans lequel nous nous précipitions.

Talât comprit qu'il fallait réagir avec énergie et confiance.

LE SECRET DU PRESTIGE DE TALAAT

En peu de temps ses aptitudes pour déjouer les manoeuvres politiques s'étaient considérablement développées. Il jouissait d'un grand prestige. Ses manières plaisaient. Sa figure était constamment souriante. Mais par dessus tout, il était intelligent et clairvoyant.

C'était là le secret de ses succès et du fait que dans l'histoire turque il demeure une grande figure inoubliable.

UN GRAND PATRIOTE


Tout ce qu'il a entrepris a été uniquement pour le bien de la patrie.

Même ses fautes, ses déboires dérivaient de son désir sincère d'atteindre les buts qu'il s'était assignés.

J'ai connu Talât après la Constitution. C'est à mesure que je le comprenais peu à peu que je me mettais au courant de sa vie privée. Mon respect et mon admiration à son égard grandirent ainsi aussi.

Il y eut des moments où nous ne fûmes pas d'accord sur certains sujets.

Peut-être même me suis-je servi quelquefois d'un langage violent et injuste pour défendre ma façon de penser. J'ai senti, quelque fois, que je l'avais froissé. Mais à aucun moment je n'ai eu des doutes sur sa sincérité, sur la pureté de ses intentions et sur sa supériorité. J'ai eu toujours la conviction que son coeur n'avait pas de place pour l'intérêt personnel ou la cupidité.

L'AMI DES HUMBLES

Un jour, nous lui faisions visiter l'une des ailes de l'imprimerie de notre journal « Tanin ». Un typographe, qui avait été de garde, la nuit, dormait dans un coin. Comme je précédais le ministre de l'Intérieur dans sa visite, je lui fis signe de la main de ne pas parler à haute voix. Quand il eut compris, le motif auquel j'obéissais, il marcha sur la pointe des pieds pour faire le moindre bruit possible. Ce geste de sympathie envers un ouvrier était chez lui naturel.

SIMPLICITE

Je l'ai fréquenté intimement, quand il occupait les hautes fonctions de grand-vizir. Je connaissais fort bien son intérieur.

Un quelconque chef de service était, certes, plus luxueusement meublé qu'il ne l'était.

Talât ne recherchait pas le luxe factice des parvenus. Il aimait profondément sa mère, laquelle avait conservé aussi toute sa simplicité.

Le pouvoir ne l'avait pas grisé. Il restait le même Talât qui, dans un des cafés de la Tour Blanche, à Salonique, songeait à l'indépendance de son pays.

UN NOBLE GESTE

Cependant, à force de devenir de jour en jour plus vive, l'opposition arriva au point d'entamer par la base le comité Union et Progrès.

La guerre balkanique venait d'être déclenchée. La patrie se trouvait en danger.

Talât s'engagea comme volontaire pour remplir son devoir. Mais son entourage était composé de gens assez vils pour ne pas comprendre ce qu'il y avait de noble dans cette conduite de l'ex-ministre de l'Intérieur. Ils y virent, au contraire, l'intention de faire de la propagande politique dans l'armée. Aussi, ils le harcelèrent sans répit.

INSAISISSABLE


Un soir, la porte de mon bureau au « Tanin » s'ouvrit et Talât entra en portant l'uniforme d'un simple soldat.

Pour la première fois, je remarquai dans sa physionomie le signe d'une grande fatigue.

Tout ce qu'il avait vu l'avait navré.

Il ne pouvait se consoler devant les défaites que subissait cette patrie pour laquelle il avait fait tant de sacrifices.

Le gouvernement ne s'occupait pas de la défense du pays contre l'ennemi. Mais il avait, par contre, soin d'emprisonner les membres du comité Union et Progrès, dès qu'il pouvait se saisir de l'un d'eux.

On ne pouvait, cependant, s'emparer de Talât.

On disait qu'il se promenait librement dans la ville et qu'on l'avait vu attablé chez Tokatlyan.

Les agents de police le considéraient, cependant, comme insaisissable.

L'ASSAUT DE LA SUBLIME-PORTE

Talât continuait, pendant ce temps, à examiner secrètement avec le ministre de la Guerre, Nazim pacha, membre du cabinet au pouvoir, les moyens de sauver le pays.

C'est alors que survint l'incident de la Sublime-Porte, coup qui avait été préparé par Talât, avec quelques-uns de ses camarades éprouvés.

Il ne faisait pas, en effet, de la politique, en dilettante, tranquillement, assis dans son bureau. Il savait, à l'occasion, descendre dans la rue, revolver au poing.

Il avait une âme de grand révolutionnaire.

L'assaut contre la Sublime-Porte devait malheureusement s'achever par la mort de Nazim pacha, tué accidentellement.

Talât manifesta à différentes reprises son chagrin pour cette mort, et sa conscience se révolta à l'idée qu'on pouvait le suspecter d'avoir trompé Nazim pacha.

ESPRIT CHEVALERESQUE

Talât possédait les qualités des chevaliers du moyen-âge. A un moment, alors que le commandant de la place, Cemal pacha, faisait rechercher le Dr. Nihad Resid [Nihat Reşat] pour l'emprisonner, Talât qui était l'âme de l'Union et Progrès, faisait aviser, en sous-main, le médecin, qui, cependant, était l'ennemi du comité, de fuir d'Istanbul.

Ce n'était, certes, pas pour faire du tort à son comité qu'il agissait ainsi, mais simplement pour remplir un devoir sacré envers le Dr. Nihad Resid.

L'ENNEMI DES FLAGORNEURS


Il aimait à voir ces mêmes sentiments chevaleresques chez les autres, voire même chez ceux qui lui faisaient l'opposition la plus vive qu'il aimait et qu'il respectait. Ceux, par contre, qu'ils ne pouvaient pas souffrir c'étaient les flatteurs, les non persévérants et les peureux.

J'ai été plus d'une fois témoin des expressions lapidaires dont il se servait envers ces derniers pour leur jeter à la face leurs défauts.

Ceux qui ont joui des bienfaits, de l'amitié, de la protection de Talât ne le doivent ni à leur hypocrisie, ni à leurs flatteries.

Celui-ci a pu se tromper en appréciant la valeur de certains, c'est à dire en les estimant au-dessus de celle-ci.

Mais jamais il n'a accordé ses faveurs sciemment à des gens sans valeur, à ceux privés de morale et de caractère.

Il faisait le choix de ceux dont il avait à s'entourer en écartant les flatteurs.

(à suivre)

Hüseyin Cahit YALCIN.

(du « Yedigün »)
"


Hüseyin Cahit Yalçın, "Talât Pacha", Beyoğlu, 11 octobre 1936, p. 2 :


"III

Le gouvernement national installé en Anatolie, même dans les situations les plus difficiles, n'avait pas oublié les compatriotes exilés en pays étrangers.

Aussi, après diverses démarches, réussit-il à nous libérer de Malte.

L'assassinat de Berlin


La nouvelle de notre libération nous fut communiquée le 18 mars 1921.

Mais une dépêche reçue plus tard nous avisait que les Arméniens avaient tué Talât dans les rues de Berlin.

Ceci ne nous permit pas de savourer notre joie d'avoir été enfin relâchés.

A cette effroyable nouvelle, je ne pus m'empêcher de penser au sort tragique de Talât : l'homme qui avait consacré toute son existence à servir loyalement sa patrie, venait de mourir en pays étranger sous les balles d'un citoyen turc.

Il s'attendait à avoir un tel sort.

Ma seule consolation du vif chagrin que je ressentais de sa disparition était de songer que les sacrifices qu'il avait faits pour sa patrie n'étaient pas allés en vain car le soleil de la liberté et de l'indépendance se levait dans le ciel de l'Anatolie.

L'œuvre des comités arméniens

Les comités arméniens avaient comme but d'assouvir leur vengeance sur les personnes qu'ils tenaient pour responsables. Mais ils ne réalisèrent pas leur rêve.

Tout ce qu'ils réussirent fut de répandre inutilement le sang.

Leurs victimes n'avaient pas, en effet, agi à leur égard par haine, par esprit de vengeance personnelle. Ils ne poursuivaient qu'un seul idéal sacré : celui de maintenir intacte la patrie turque.

Un matin, je reçus chez moi la visite de la femme de l'avocat Zohrab, qui, sans me connaître, me priait d'intervenir auprès de Talât pacha pour empêcher l'envoi au conseil de Guerre de Diyarbekir de son mais qu'on venait d'arrêter.

Je me rendis avec elle chez Talât alors grand-vizir. Il écouta le récit que Mme Zohrab lui fit comme s'il s'agissait d'un fait divers quelconque et il considéra l'incident comme tel.

Il s'employa à persuader Mme Zohrab de conserver son sang-froid, de ne pas s'inquiéter.

Il nous reconduisit en nous disant qu'il s'agissait fort probablement d'une petite enquête.

Mais Zohrab, parti pour Diyarbekir, ne revint plus.

Pour nous, la répression engagée contre les Arméniens est restée à l'état de mystère aussi bien en ce qui concerne son objet que son auteur.

Les questions qui ont été posées à cet égard ont toujours reçu des réponses évasives. Mais on a renouvelé l'assurance qu'elle n'avait pas été conçue à l'avance.

En tout cas, pour donner une telle décision, il fallait qu'elle fut motivée.

A LA RECHERCHE D'UN PROTECTEUR

Il n'y a pas de doute que Talât a joué un grand rôle dans l'entrée de la Turquie dans la guerre générale.

D'ailleurs, les événements avaient poussé peu à peu la personnalité de Talât au premier plan.

Il avait la conviction que pour maintenir l'empire ottoman chancelant il fallait l'appui d'une des grandes puissances.

Le comité Union et Progrès chercha d'abord cet appui parmi les puissances libérales ententistes.

Pendant longtemps, il tint à s'assurer l'amitié de l'Angleterre et de la France.

Mais chacun considérait cet empire branlant comme un allié encombrant et nuisible.

Les avances étaient donc déclinées délicatement.

En outre, l'alliance de la France avec la Russie tzariste formait un obstacle sérieux à l'amitié recherchée.

Quant à l'Allemagne, elle considérait la Turquie comme exploitable au point de vue économique.

Elle la protégeait tout autant qu'elle pouvait atteindre ce dernier but.

L'entrée de la Turquie dans la guerre générale

La guerre générale ayant éclaté, l'Allemagne dut, bon gré, mal gré, sauvegarder ses intérêts en Turquie et s'allier avec l'empire ottoman.

Les dirigeants de ce dernier se jetèrent, d'ailleurs, sur cette occasion.

Après que le traité d'alliance fut signé, il y eut parmi les membres du comité Union et Progrès certains qui prirent l'initiative d'agir de façon à ne pas entrer en guerre.

Mais le fait accompli mit fin à cette activité.

C'était la veille du Bayram.

Je m'étais entretenu avec Talât à la Sublime-Porte.

Il m'avait parlé de la sortie de la flotte en mer Noire. Il ajouta qu'un incident quelconque pouvait amener un déclaration de guerre.

Mais il me fit cette déclaration de cette façon et avec un tel jeu dans sa physionomie que je me demandais si la guerre n'avait pas déjà commencé.

Etait-ce là une coïncidence ?

L'amiral Souchon avait-il provoqué à dessein en mer Noire l'incident ayant provoqué la guerre par seul ordre de son empereur ?

Je ne le crois pas.

Bien que je n'ai en mains aucune preuve matérielle, j'ai la conviction que la guerre a été voulue par Talât et Enver pachas.

En ce faisant, ils n'ont eu en vue que le bien et le salut de la patrie.

Ils n'ont pas pensé à eux-mêmes et ils sont morts pour cet idéal.

FIN

Hüseyin Cahit YALCIN.

(Du « Yedigün »)
"


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