mardi 12 septembre 2017

Citations du général Kenan Evren




Message en tant que président du Conseil national de sécurité, 12 septembre 1980 :

"Les forces armées ont pris le contrôle du pays pour sauvegarder son intégrité territoriale et son unité nationale. L'armée a été obligée de faire face au danger mortel que courait le pays. Nous avons réussi à prendre le contrôle complet du pays."

Déclaration, 15 septembre 1980 :

"Notre démocratie a déraillé. Nous sommes décidés à liquider tous les obstacles qui empêchent son fonctionnement normal. L'Armée, une fois cette tâche accomplie, retournera à ses missions traditionnelles."

Déclaration, 30 octobre 1980 :

"L'unique raison d'être des Forces Armées Turques est la défense du pays en tant qu'ensemble indivisible à la fois contre les ennemis intérieurs et extérieurs, et veiller à ce que ce pays soit toujours sûr."

Discours au Collège de guerre, cité dans Cumhuriyet du 4 octobre 1983 :

"Si nous sommes exclus du Conseil de l'Europe, ils n'auront plus la la possibilité de faire pression sur nous. C'est parce qu'ils veulent continuer à exercer cette pression qu'ils n'ont pas eu le courage de nous exclure. Mais laissez-moi vous dire encore une fois ceci : la République de Turquie ne doit pas son existence à sa participation au Conseil de l'Europe. La République de Turquie existe depuis des années et des années et la Nation turque continuera d'exister, qu'elle soit ou non membre du Conseil de l'Europe." 

Discours devant les étudiants de l'Université d'Adana, 8 janvier 1987 :

"La réaction religieuse existe en Turquie, elle est aussi dangereuse que le communisme. (...) la nation écrasera la tête de ceux qui veulent instaurer un Etat communiste ou basé sur la loi religieuse."

Déclaration à Sivas, 22 juin 1987 :

"(...) quelques pays alliés veulent diviser la Turquie. (...) Quelques pays alliés soutiennent les mouvements terroristes en Turquie (...) Nous sommes membres de l'OTAN, du Conseil de l'Europe et de l'OCDE. Quand nous avons présenté notre demande d'adhésion à la CEE, les communistes et les Verts ont voulu nous en empêcher. (...) ils ont voté la résolution qui a encouragé les terroristes."

Voir également : L'Armée, la gardienne de la démocratie turque

Le terrorisme arménien contre les démocraties

La confrontation du MIT turc et du Mossad israélien avec le problème du terrorisme arménien

Qui sont les victimes du PKK ?

Le point de vue mitigé des généraux turcs par rapport à l'Occident

samedi 2 septembre 2017

Le turcocentrisme suédois au XVIIIe siècle




Gunnar Jarring, Return to Kashgar : Central Asian memoirs in the present, Durham, Duke University Press, 1986, p. 77 :

"(...) [Johan Gabriel] Sparwenfeld avait développé des idées sur un peuple centre-asiatique appelé Geths, qui était le même que les Goths, et la capitale de ces Geths avait été Kashgar, également appelée Khasgard, qui était la même qu'Asgard d'où Oden [Odin] était venu dans les pays du Nord. Sparwenfeld et d'autres auteurs de cette époque ont estimé que cette idée était corroborée par des informations trouvées dans la Saga islandaise Hervarar et chez Snorre Sturlasson, à propos d'Oden venant de "Turkland", synonyme ici de l'ancienne Troie. Ses disciples étaient des Turcs. Ils étaient également appelés Asiemans, ce qui était identique à Asar (Asgarders). Ces informations islandaises étaient fréquemment mentionnées dans la littérature savante du XVIIIe siècle. En 1764, Sven Lagerbring, professeur à l'Université de Lund, publia sa Bref till Cancellie Rådet och Riddaren Herr Joh. Ihre om swenska och turkiska språkens likhet (Lettre au Chancelier et Chevalier M. Joh. Ihre sur l'affinité des langues suédoise et turque). Dans celle-ci, il décrivit Oden comme "förman för en stor swarm af folk, bestående de Tirkiar och Asieman" (chef d'un grand essaim de peuples composés de Turcs et d'Asiemans). Le 17 avril 1745, Pehr Lovén présenta une dissertation à l'Université de Lund intitulée Om Goinge (A propos de Goinge). Il y déclara que la parenté des peuples svéo-gothiques avec les Turcs était bien mise en évidence dans les sources islandaises et qu'ils avaient immigré d'Asie. Il poursuit : "Par conséquent, il est probable que certains Turcs se soient installés en Goinge. Cet événement n'est pas entièrement oublié, même aujourd'hui, car une vaste région autour [des villes] de Torup, Mattered, et des zones proches est appelée Lilla Tyrkiet ou Lilla Tyrkiriet (Petite Turquie). On pourrait supposer que le manque de culture parmi les habitants a donné naissance à ce nom, mais il n'y a rien de barbare à leur sujet et, par conséquent, l'hypothèse précédente est plus susceptible d'être correcte, c'est-à-dire que le nom est dérivé [du nom] d'anciens colons, et au fil du temps, il a été supplanté par le nom plus familier de Goths ou Goingers.""

Voir également : La proximité des langues altaïques (incluant le turc), ouraliennes et indo-européennes selon la théorie de la macro-famille linguistique nostratique

La communauté culturelle entre Celtes et Proto-Turcs

Mustafa Celâlettin Paşa alias Konstanty Borzęcki

Kémalisme : les théories raciales au service de la paix

Attila, roi des Huns

La Suède et l'Empire ottoman

Voltaire, Rousseau et la Turquie