jeudi 27 octobre 2016

Henri Gouraud




Le général Gouraud, témoignage publié dans Le Figaro, supplément : "La Turquie", 30 juillet 1939 :

"J'ai eu les Turcs comme adversaires, quand je commandais le corps expéditionnaire français, à côté du corps britannique, dans la péninsule de Gallipoli. Se battant courageusement, comme toujours, les Turcs, loyalement, ne tiraient pas sur les navires-hôpitaux : c'est ainsi que les blessés de la journée étaient rapidement embarqués — comme je l'ai été moi-même. Lorsque je revis sir Ian Hamilton, général commandant le corps britannique, et que je lui racontai ce fait, il me répondit : « En effet, j'ai reçu du commandement turc des radios me demandant d'éloigner les dépôts de munitions des ambulances. »

Lorsque, en 1930, les anciens combattants des Dardanelles firent un pèlerinage sur le théâtre de leurs combats, le comte Charles de Chambrun, un des meilleurs ambassadeurs de France, me proposa d'aller à Ankara saluer le Ghazi.

Le président Ataturk a droit à la reconnaissance de son peuple, qu'il a servi, dans la guerre comme dans la paix, en grand citoyen, fidèle à l'indépendance et à la liberté de son pays. A Ankara, une statue le représente à cheval : aux quatre angles, des combattants, dont une femme turque qui accourt portant un obus sur l'épaule."

Voir également : Cilicie : pourquoi les Français ont-ils dissous la Légion arménienne (1921) ? Eléments de réponse 
  
La Légion arménienne, une force supplétive encombrante pour la politique française en Méditerranée orientale
 
Les Arméniens de Cilicie (dont les volontaires de la Légion arménienne), d'après les officiers français
 
Le mandat français en Cilicie, la Légion arménienne, les accords franco-turcs et l'évacuation des Arméniens

Le lieutenant-colonel Sarrou : "Les chrétiens de Cilicie, Arméniens et Grecs, ont abandonné malgré nos conseils, leur pays."

L'amitié franco-turque