lundi 19 octobre 2015

La pensée de Ziya Gökalp




Paul Dumont, "La revue Türk Yurdu et les musulmans de l'Empire russe, 1911-1914", Cahiers du monde russe et soviétique, volume 15, n° 3-4, 1974, p. 317-318, note 15 :

"Ziya Gökalp (1876-1924), très lié aux milieux politiques, était membre du Comité central du parti Union et Progrès. Venu à Istanbul en 1912, il collabora activement à la rédaction de Türk Yurdu, donnant à cette revue de nombreux poèmes (cf. infra, n. 51) et articles, notamment la série intitulée « Türkleşmek, Islamlaşmak, Muasırlaçmak » (Turquisation, islamisation, modernisation). De 1915 à 1919, il occupa la chaire de sociologie à la faculté des Lettres d'Istanbul et joua un rôle essentiel dans l'implantation de cette discipline en Turquie. Interné à Malte en 1919, il revint en Turquie en 1921, pour y poursuivre, jusqu'à sa mort, un intense travail intellectuel. C'est dans cette période qu'il écrivit ses deux ouvrages les plus importants, Türkçülüğün esasları (Les bases du turquisme), Ankara, 1923, et Türk medeniyeti tarihi (Histoire de la civilisation turque), publication posthume, Istanbul, 1925."


J. Deny, "Zia Goek Alp", Revue du monde musulman, volume 61, 1925, p. 11-25 :

"Les idées scientifiques de Zia Goek Alp n'atteignaient que l'élite intellectuelle de la Turquie, mais par ses idées politiques, il exerça un bien plus grand rayonnement et put avec l'aide de la presse agir sur le grand public. Au point de vue politique, Zia Goek Alp représente la transition entre les idées des Jeunes-Turcs et celles qui paraissent animer les dirigeants d'Angora à l'heure actuelle.

Il était populiste (khalqdjé) et nationaliste-turkiste (turkdju) avec une forte teinte d'idéalisme. Ses idées sur la précellence du peuple (khalq) étaient nouvelles en Turquie et l'on sait l'importance que leur firent prendre les événements. On sait que la souveraineté nationale et plus exactement la souveraineté du peuple est la base théorique de la constitution actuelle de la Turquie. Zia Goek Alp était un apôtre de la conscience (chouoûr-i-milli) et de l'idéal national (mèfk'oûrè, autre néologisme).

Dans un appel lancé aux électeurs du deuxième degré en faveur du « Parti de la Défense des Droits », plus tard « Parti du Peuple », à la veille du traité de Lausanne (Œyut du 21 avril 1923), il parle surtout de cet idéal, dont les odjaq devaient être, d'après lui, les organisateurs, les guides et les défenseurs attitrés.

Son cri de guerre était turklèchmèk, islamlachmaq, mouasérlachmaq, c'est-à-dire « se turquifier, s'islamiser, se moderniser ! ». Il a analysé ces trois mots dans une série d'articles parus dans le Turk Yourdou. Nous passerons rapidement en revue les idées qu'il voulait exprimer ainsi.

1° Nationalisme turc ou turquisme (turkdjuluk), nom abstrait dérivé du qualificatif turkdju « turquiste » ou, comme nous disons, « pan-turquiste ». Zia Bey chercha d'abord à appliquer ses idées turquistes à la réforme de la langue qu'il voulait moins épurer que simplifier et rendre plus moderne, plus apte à servir de truchement la science. Son nationalisme qui s'amplifia ensuite au fur et à mesure que se fixaient ses idées sociologiques, est un sentiment ou une idée politique, sensiblement plus outrancière que celle qui animait ses camarades du siège central du Comité d'Union et Progrès, les auteurs de la Révolution de 1908. Il a écrit lui-même que c'est improprement qu'en Europe on les appelait Jeunes-Turcs (en français dans le texte). Ce terme, dit-il (Yèni Medjmoûa du 4 avril 1918, p. 482) ne doit pas être traduit textuellement en turc par les mots, qui en sont cependant les équivalents (g'èndj turklèr), parce que les gens qu'il désigne sont en réalité des « Néo-ottomans » (Yèniosmanlélar), c'est-à-dire des gens qui voulaient rallier autour du drapeau ottoman des communautés hétérodoxes et hétérogènes, appelées, selon eux, à jouir, chacune de sa propre culture.

Cette conception périmée, d'après lui, doit disparaître ; à l'ottomanisme, à la « civilisation ottomane » (osmanlé mèdèniyèti) il faut substituer le turquisme, la « culture turque » (turk harsé ; le mot hars est un néologisme emprunté pendant la guerre à l'arabe, peut-être sous l'influence de l'allemand kultur). Tout est imitation dans l'ottomanisme : la langue (l'osmanli étant un amalgame d'arabe, de persan et de turc), la métrique (persane), la littérature, la musique et l'art décoratif. A tout cela on préférera la langue turque pure, la métrique nationale syllabique, etc. Les conceptions morales, philosophiques, religieuses et économiques elles-mêmes sont opposées l'une à l'autre, dans l'article publié dans le Hakimiyèt-i-milliyè, organe gouvernemental d'Angora (du 16 mai 1923 reproduit dans l'Aqcham du 22 mai), que nous venons de résumer.

Il faudra donc d'une part turquifier, en l'épurant, la langue turque, mais sans pourtant renoncer à l'apport des mots techniques arabes qui ont l'avantage de maintenir une sorte d'unité inter-islamique (Turk Yourdou du 21 mars 1329, 3 avril 1913, p. 368-379). D'autre part, il faut assimiler les éléments (anâsir) non-turcs de la population (article dans le Yèni Gun du 16 mai 1923).

Mais comment se définissait l'attitude du turquisme à l'égard des Turcs d'au delà les frontières ? Comme le témoignent ses écrits des G'èndj Qalèmlèr, Zia Bey a commencé par donner dans le pan-touranisme intégral, c'est-à-dire une conception vague et vaste au point d'englober tous les peuples altaïques et même ouralo-altaïques. Cette conception qui est celle du grand public nationaliste turc et même hongrois, se modifia peu à peu dans l'esprit de Zia Goek Alp, sous l'influence de la science occidentale pour qui le « touranisme » était un simple mirage. Il n'abandonna pas pourtant le terme de « Touran » mais se contenta de lui donner un sens plus étroit, en le prenant pour synonyme de « Turcs ». De même que les Européens appelèrent notre pays la Turquie (Turkya), dit-il dans la Yèni Medjmoûa du 8 février 1918, de même les Persans appelaient les Turcs Toûrân ». Pour Zia il s'agit du même mot étymologiquement. Dans ces conditions, être (pan-) touraniste c'est être (pan-) turquiste. Or le Touran comprend différentes populations turques dont Zia bey donne une classification assez simpliste et que la lecture et l'utilisation qu'il avait faite de t'oeuvre importante de Mahmoud Kachghari aurait dû lui faire amender. Ce sont les Yakouts, les Œzbegs, les Qiptchaqs et les Seldjouqs. De là viennent les différentes populations actuelles azerbeïdjâni, criméens, kazaniens, turkmènes, sarts, etc. Parmi ces peuples le plus important sont les Turcs de l'empire ottoman, les Turcs de Turquie ou « Turquiens » (Turkyalé). Leur rôle par rapport aux autres Turcs doit être conçu, d'après notre auteur, comme celui des Prussiens par rapport aux autres Allemands. Les autres Turcs doivent, par conséquent, être également assimilés, et abandonner leurs dialectes propres pour adopter la langue « turquienne » (Yèni Medjmoûa du 4 juillet 1918).

Zia Goek Alp ajoute pourtant (Yèni Mèdjmoûa du 8 février 1918) que, contrairement à ce que croient les Européens, le pan-touranisme n'est pas une union politique : c'est une union de culture, mais comment justifier alors la comparaison faite par ailleurs avec la Prusse et l'Attemagne ?

Zia avait en tout cas l'idée la plus haute et la plus noble de sa race et croyait les Turcs destinés à accomplir de grandes choses.

On remarquera enfin que, dans un de ses derniers ouvrages (Turkdjuluyun Esaslaré), Z. G. A. donne le touranisme comme étant la troisième et dernière étape du turquisme. C'est l'étape idéale vers laquelle on s'acheminerait, pas celles du « turquianisme » et de l' « Oghouzisme » (les Oghouz étant les ancêtres des Turcs occidentaux en général).

Comme porte-parole de la turquification, Zia Goek Alp désigne lui-même le Turk Yourdou, organe des odjaq turcs.

Islamisation. Zia Goek Alp faisait une large place à la religion dans ses préoccupations politiques. Il avait même une certaine tendance au soufisme ou mysticisme. L'emploi de certains termes suffirait, sans plus, pour en témoigner. Tel est le fenâ (fî-l-djemâa, fî-l-millè) « anéantissement » (dans la voie de la société, de la nation), terme qui est encore plus expressif que cet autre terme russe « aller dans le peuple », empreint lui-même de mysticisme, qu'employaient les révolutionnaires russes du temps des Tzars. L'islamisme de Zia Bey était cependant du néo-islamisme et il recommandait lui-même, comme porte-parole de ses idées religieuses le journal Sebîl-ur-rèchâd. Il collaborait aussi à la revue aujourd'hui disparue Islâm Mèdjmoûasé fondée le 30 kianoun-i-sâni 1329 (février 1913). Il appliquait volontiers aux choses de l'Islam ses théories sociologiques. De même que les modernistes du catholicisme, il considérait que lorsque la religion semblait en conflit avec la raison, il fallait rechercher, en interprétant les textes, à lever ce désaccord qui n'était qu'apparent, les choses de la religion étant par essence conciliables avec la raison. Dans l'article que nous avons déjà cité du Hâkimiyèt-i-milliyè il oppose sa conception de la religion (qu'il appelle la conception turque) à celle de la conception ottomane, en ces termes :

« D'après la conception ottomane, la religion se compose de deux choses : la logique religieuse, qui veut enfermer la science dans les cadres de la religion, et la politique religieuse, qui veut que toute loi soit fondée sur un fètva.

« D'après la conception turque, la religion n'est pas un instrument mis au service de la logique et de la politique, c'est une manière particulière de concevoir la vie en communauté, une vie assurant le bonheur à l'individu et une solide ordonnance à la conscience sociale. La communauté (djèmâat), c'est la réunion, pour la célébration d'un culte, des fidèles de la même localité. La communauté affirme son union en se conformant aux gestes rituels de l'imâm. L'Eglise (ummèt) est la réunion des différentes communautés pratiquant la même religion. Elle suit le khalif, qui est l'imâm suprême. Le Turc possède cette conception religieuse inconsciemment, sans avoir besoin de l'analyser. »

On voit par cette citation que le Turc est et doit être musulman. On peut se demander si ce n'est pas grâce à l'influence de Zia Bey que dans le projet de la nouvelle Constitution (de 1924) figurait un article 2 proclamant l'Islam religion officielle de l'Etat turc (le mot « officielle » a été écarté par la Grande Assemblée Nationale).

Ce rapide aperçu suffira pour montrer qu'avec cet islamisme, si moderniste qu'il fût, Zia Goek Alp ne serait plus d'accord avec les hommes politiques d'aujourd'hui qui ont rompu délibérément avec les attaches religieuses, en matière politique. Aurait-il été affecté de voir poursuivre et suspendre le Sebîl-ur-rèchâd ? Que pensait-il du départ du khalif ? Il me parait vraisemblable d'admettre qu'il avait sensiblement évolué depuis. (...)

Modernisation. Il s'agit de la modernisation laïque, c'est-à-dire de celle qui pose la délicate question de l'attitude du turquisme à l'égard de la civilisation occidentale. Tout en reconnaissant les mérites de celle-ci, Zia Bey, plus peut-être par tempérament que par conviction, éprouvait pour nos moeurs un certain éloignement. On a dit souvent, en parlant du programme politique de Zia, qu'il était garbdjé « occidentaliste » qu'il voulait voir la Turquie « s'occidentaliser » garblélachmaq, sous certaines réserves il est vrai. Mais on remarquera que Zia disait « se moderniser ». Il voulait que les Turcs eussent un cerveau européen et un coeur turc (Avropa qafalé, turk qalbli). Dans le Turk Yourdou du 7 mart 1328 (20 mars 1912, p. 326-327) il écrit : « Le besoin de nous moderniser (asriyèt ihtiyâdjè ; asrı « du siècle, moderne » est encore un néologisme) nous commande seulement d'emprunter à l'Europe des outils (âlèt) scientifiques et des techniques (âliyât) mais il existe, chez nous comme en Europe, des besoins moraux dont il faut puiser la satisfaction à des sources que rien ne nous oblige à chercher en Occident ». Une pareille attitude est toute naturelle et d'ailleurs assez souple pour s'adapter, s'il y a lieu, à des circonstances nouvelles. Il aurait été intéressant de savoir comment se serait comporté Zia Bey à l'égard des réformes vestimentaires qui viennent modifier si radicalement les usages sociaux du monde musulman de Turquie. Il est probable qu'il aurait suivi le mouvement, mais il n'aurait pas été le premier à arborer le chapeau. Là encore, les événements auxquels il a contribué l'auraient peut-être dépassé."


François Georgeon, "Le rêve panturc", in Stéphane Yerasimos (dir.), Les Turcs. Orient et Occident, l'Islam et laïcité, Autrement, Paris, 1994, p. 201 :

"Notons tout d'abord que, si dans le pangermanisme la notion de « race » ou de « peuple » a été centrale, il n'en va pas de même dans le contexte turc : certes, l'idée de « race » ou d'« ethnie » (irk) s'est implantée tardivement dans le vocabulaire politique turc - sans doute importée dans l'Empire ottoman vers la fin du XIXe siècle par les Tatars. Si la conception de la nation fondée sur le concept de l'irk a été popularisée par les Turcs de Russie, le maître à penser du nationalisme turc, Ziya Gökalp, l'a rejetée au profit d'une définition reposant sur l'éducation, la langue, la religion commune. Du reste, l'expérience historique des Turcs ottomans les invitait à suivre l'enseignement de Gökalp sur ce point. La plupart des Turcs revendiquent, non sans fierté, qui un aïeul albanais, qui un ancêtre circassien. En dehors de quelques excès, l'idée d'une « race pure » ou d'une « race supérieure » n'a pas fait d'adeptes - alors même que l'idée de « langue turque pure » (öztürkçe), débarrassée des emprunts arabes et persans, s'imposait largement."


François Georgeon, "Un manifeste de l'occidentalisation dans la Turquie kémaliste : Üç medeniyet (Trois civilisations) (1928)", Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, n° 95-98, avril 2002, p. 44-45 :

"Ce thème de la civilisation a non seulement été un moteur de l'action politique, mais il a aussi alimenté le débat d'idées depuis l'époque des réformes. Quelle attitude devait-on avoir face à la « civilisation » ? Devait-on l'adopter ou la rejeter ? Fallait-il en emprunter certains éléments ou l'admettre en totalité ? Qu'allait devenir la religion musulmane dans ce processus ? etc. Le maître à penser de la Turquie moderne, Ziya Gökalp (1876-1924) a, tout au long de son œuvre, réfléchi à ce problème (Parla) ; dans son esprit, la civilisation (medeniyet), concernant le domaine technique et à caractère international, s'opposait à la culture (hars), représentant les valeurs nationales et spirituelles. Les Turcs devaient accéder à « la » civilisation, tout en conservant leur identité nationale (turque) et religieuse (islamique). Il concevait l'idée d'un échange entre l'élite apportant la civilisation au peuple, et le peuple, en retour, apportant à l'élite la culture nationale dont elle était dépourvue.

Il est clair que les idées de Ziya Gökalp, malgré sa mort prématurée en 1924, ont profondément marqué la génération de la République, même si l'on peut considérer que les réformes de Mustafa Kemal ont été plus loin sur la voie de l'occidentalisation (Zürcher)."


Xavier Jacob, L'enseignement religieux dans la Turquie moderne, Berlin, Klaus Schwarz Verlag, 1982, p. 48 :

"Dans cette oeuvre de la création et du développement d'une conscience ou d'une "âme" dans le peuple, l'éducation devra naturellement jouer un rôle primordial. Le premier but à poursuivre dans ce domaine, c'est de réaliser son unification. Z. Gökalp constate à plusieurs reprises que l'existence de trois types différents d'éducation en Turquie a pour résultat l'existence de trois courants de civilisation dans le pays ; les gens du peuple, n'ayant fréquenté aucune école, subissent encore l'influence de l'Extrême-Orient ; les élèves de la Medrese vivent dans la civilisation orientale-musulmane, et ceux des écoles modernes sont sous l'influence de la civilisation occidentale.

Ces trois civilisations vivent côte à côte dans le même pays, sans s'accorder ni même se rencontrer, et tendent plutôt a s'opposer et à se combattre. Si on veut parvenir à créer un caractère national unique, il faudra d'abord éliminer ce pluralisme, qui est une source d'antagonismes ; créer un enseignement unifié, qui soit imprégné à la fois de Nationalisme Turc, de religion musulmane et de civilisation européenne.

Pour réaliser ce triple but, il sera nécessaire de connaître la culture turque authentique, afin de pouvoir la transmettre aux enfants, car "si l'enfant turc doit vivre dans la société turque, il doit être éduqué conformément à la culture turque". De plus, cette éducation sera moderne, c'est-à-dire qu'elle enseignera les sciences positives, comme cela se fait en Occident. Mais également, elle sera musulmane ; Z. Gökalp le dit explicitement : "La religion musulmane est un de nos idéaux dans l'éducation." Car, l'Islam et la civilisation moderne ne sont pas incompatibles. Mais, il faudra d'abord, pour les concilier, avoir des maître compétents, capables d'enseigner la religion sans donner l'impression que l'Islam et les sciences modernes se contredisent. Ensuite, l'éducation musulmane devra départager les croyances et traditions authentiquement musulmanes d'avec toutes les traditions et coutumes introduites par la suite, surtout par les peuples arabes et persans, et le plus souvent sous le couvert de la religion musulmane.

C'est l'union de cet Islam réformé, modernisé et purifié, avec les sciences modernes avec la civilisation occidentale, le tout imprégné de nationalisme, qui donnera naissance à une culture authentiquement turque."


Alija Izetbegović, Izetbegović of Bosnia-Herzegovina : notes from prison, 1983-1988, Westport (CT), Praeger, 2002, p. 195 :

"Même le théoricien du nationalisme turc, Zia Gekalp [Ziya Gökalp] (mort en 1924), qui était considéré comme un idéologue par Kemal, ne prônait pas une approche laïque radicale. Il était opposé à la théocratie et au cléricalisme, non à l'Islam."


Voir également : La révolution jeune-turque ou la quête d'une modernité turque

Les Jeunes-Turcs et les confréries soufies

Les Jeunes-Turcs et l'alévisme-bektachisme

Le nationalisme turc, voie médiane entre occidentalisme et orientalisme

Les 16 étoiles du fanion présidentiel de la République de Turquie

Le kémalisme et l'islam

L'exaltation de la culture populaire turque d'Anatolie par le régime kémaliste

Turcophilie et turquerie

La place des Kurdes dans la révolution jeune-turque et la vie politique de la République de Turquie