dimanche 11 mai 2014

La francophilie d'Adnan Menderes

Adnan Menderes, entretien au Monde, 20 mars 1953 :

"Le communiqué officiel qui a été publié à l'issue de la visite que le professeur Köprülu [Köprülü] et moi-même avons eu le très grand plaisir de faire en France, ainsi que les discours (rendus publics) que nous avons échangés avec le président Bidault, au cours du dîner qu'il nous a offert au Quai d'Orsay, expliquent clairement combien les relations franco-turques sont amicales, confiantes et constructives. Je suis heureux de pouvoir affirmer que les termes de ce communiqué et de ces discours reproduisent de la façon la plus fidèle les réalités.

J'ai la conviction absolue que la collaboration entre la France et la Turquie (qui se trouvent doublement alliées au sein du traité triparti de 1939 et du pacte de l'Atlantique, et entre lesquelles il existe une amitié traditionnelle) constitue un bienfait non seulement pour nos deux pays, mais aussi pour la communauté de tous les pays libres."

Adnan Menderes, déclaration au Monde, 25 septembre 1957 :

"M. Faure nous a tout d'abord assuré que la France, sans adhérer au pacte de Bagdad, ne ferait rien contre celui-ci.

C'est là une intention amicale. Nous avons fort bien compris à l'époque les raisons qui incitaient la France à se méfier du pacte. Votre pays désirait surtout conserver ses bons rapports avec la Syrie. Nous ne pensions pas que cette politique fût payante, mais nous l'avons comprise. M. Maurice Faure nous a également informé des développements de la situation en Algérie. Est-il besoin de dire que nous souhaitons de tout cœur une solution rapide et satisfaisante de ce problème ? Outre l'amitié qui lie nos deux pays, la Turquie est le partenaire fidèle de l'O.T.A.N. Et la solidarité occidentale pour nous n'est pas un vain mot..."

Voir également : L'amitié franco-turque

Le soutien de la Turquie d'Adnan Menderes et Celal Bayar (Demokrat Parti) à la France pendant la guerre d'Algérie