mardi 7 mai 2013

La France gaulliste, la Turquie et la Méditerranée

"Il n'y a plus d'Atlantique", Le Nouvel Observateur, 4 avril 1969, p. 20 :

"Michel Debré est allé loin en déclarant que les forces américaines devaient être maintenues et en Allemagne et en Méditerranée. Mais il est allé moins loin que ne le fit le Général lors des entretiens avec Richard Nixon. Sur le Viêtnam, de Gaulle a écouté avec une compréhension bien nouvelle les « difficultés » des Etats-Unis pour parvenir à une paix qui ne soit pas une capitulation. Sur le Proche-Orient, l'entente a été quasi totale. En Méditerranée, de Gaulle a fait un exposé cosmique. La mer latine est devenue, selon lui, un bocal où deux gros requins se frôlent et qui risque de déborder. Pour le moment, il est souhaitable que la présence américaine soit maintenue, mais dans l'avenir, de Gaulle rêve d'une sorte de « club Méditerranée » gaullien, de l'Espagne à la Turquie. Un obstacle : l'Algérie. Cette Algérie qui était la pierre angulaire de sa politique africaine, voici qu'elle flirte de manière inquiétante avec l'Union soviétique. Tout se passe comme si l'U.R.S.S. (avec la perfide complicité de la Grande-Bretagne) voulait constituer un axe Alger-Lagos pour séparer en deux l'Afrique francophone."

Voir également : Charles de Gaulle

Charles de Gaulle était partisan de la position turque sur Chypre : la partition (taksim)

L'amitié franco-turque